L’heure des grandes vacances a enfin sonné, L’Association vous souhaite un bel été !

Extrait de Happy Place de Max Baitinger (2022).

Quand Lapinot se réveille en pleine forêt, il n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles… un gros bonhomme, vêtu de braies bleues et blanches et affublé d’un casque l’apostrophe : « Astérix ! ». Lapinot, incrédule, laisse ce curieux personnage en plan et poursuit son chemin. Sa rencontre malencontreuse avec une patrouille romaine ainsi que l’administration par Panoramix d’une potion particulièrement revigorante achèvent de le convaincre : il semble bien qu’il ait été téléporté chez les irréductibles Gaulois. Et bizarrement, même Toutatis est de la partie…
 
Vous l’aurez compris, Par Toutatis ! de Lewis Trondheim, le tome 6 des Nouvelles aventures de Lapinot, est disponible dès aujourd’hui sur l’ensemble du territoire gaulois.
 

Christian Rosset, infatigable arpenteur des territoires de la bande dessinée, nous offre un nouvel ouvrage critique poétiquement intitulé Pluie d’éclairs sur la réserve. Ce journal de lecture foisonnant, qui attise la curiosité autant qu’il la nourrit, est disponible dès aujourd’hui en librairie.

 
Pluie d’éclairs sur la réserve est une « hantologie » conçue comme « une exploration de ce qui nous apporte, tel un viatique en vue d’un long voyage jusqu’aux confins, ce sentiment d’étrangeté, de tensions énigmatiques, de constellations incertaines et pourtant lumineuses, de décalage permanent entre ce qui requiert le langage et ce qui lui échappe ».
 
L’ouvrage est ponctué par un peu plus de cent-cinquante « culs-de-lampe » enchanteurs dessinés par François Ayroles, Yves Deloule, Jochen Gerner, Benoît Jacques, Catherine Marchadour, Jean-Christophe Menu et Jérôme Mulot. 

 
Dans Happy Place, Max Baitinger propose une série de récits autour de la recherche d’harmonie dans une vie quotidienne pleine d’absurdités. Qu’il s’agisse de prouver à son ordinateur que l’on n’est pas un robot, de payer à un prix exorbitant un abonnement à un club de gym ou de faire face à des clients mécontents, le monde déployé dans ce recueil est souvent trompeusement pastel.

Le personnage de Happy Place semble être en caoutchouc. Longilignes, ses jambes souples se tordent et se transforment en arabesques, avant de se rigidifier quelques pages plus loin en de longs bâtons. Son corps malléable fait écho à la typographie des titres de chapitres ou à la silhouette filiforme d’une cigarette. Faisant preuve d’élasticité et d’adaptabilité, notre bonhomme artiste s’arque en une étrange danse : de la lassitude, il passe au soulagement, s’affale sur sa chaise, se laisse tourmenter par des machines de sport, obéit avec attention aux demandes de son ordinateur. Le dessin de Max Baitinger se fait ainsi tantôt pictogramme, tantôt guimauve, teintant les récits de Happy Place d’un surréalisme joueur.

À bouquiner en librairie dès aujourd’hui !

Jeux de hasard, de dés, de l’oie, de cartes, de rôle, de mains, de vilains… vous l’aurez compris, ce 21e numéro de Mon Lapin Quotidien est un numéro joueur. Entre une toupie et un strip facétieux de José Parrondo, déchiffrez un rébus signé Laetitia Gendre ou laissez- vous hypnotiser par les aphorismes délicieusement décalés de The Brain Radio Show et les gouaches savamment composées d’Igor Hofbauer. Et aussi, et encore et toujours les merveilleux rendez-vous de MLQ à un, deux (ou plusieurs) mains : l’horrorscope de Rocco, les recommandations livresques de Quentin Faucompré, les chroniques constructives des oubalipiens Étienne Lécroart et Hervé Le Tellier, ainsi que ses contes liquides illustrés par Killoffer. On en passe et pas des moindres ! Retrouvez également en bonus un roman-photo en VÉRITÉ-RAMA du réalisateur Antonin Peretjatko (« La Fille du 14 juillet », « La Loi de la jungle », « La Pièce rapportée »…) avec Bertrand Mandico et Laure Giappiconi.

Actuellement en librairie !

En ce mois d’avril, passez des champs à la ville. Ce vendredi, paraît The Neighbors de Laurent Cilluffo (au dessin) et Jeff Gomez (au scénario), leur premier livre à deux et à L’Association.
 
Grâce à un couple d’amis ayant décidé de retourner vivre en France, un homme seul trouve un appartement à New York, en plein cœur de Manhattan. Dès les premières semaines, de mystérieux bruits s’échappent d’un logement voisin. Intrigué, l’homme se met en tête de connaître l’identité de ses voisins, interroge le concierge et rassemble des indices aussi bien réels qu’imaginaires…
 
Tel un puzzle minimaliste, The Neighbors évoque ces grandes villes où l’on vit entassé, sans se connaître et en se croisant rarement plus d’une fois. Parallèles, perpendiculaires, amoncellement de boîtes… la géométrie de l’architecture new-yorkaise est accentuée par la simplicité du trait. Mais aussi épurées soient-elles, ces boîtes contiennent leur lot d’histoires tandis que les bruits derrière les fines cloisons se lestent de mystère.

Le troisième et dernier tome de Jean de l’Ours paraît aujourd’hui en librairie ! Cette trilogie autour d’une créature légendaire, née d’un ours et d’une femme, avait été entamée en 2010 par Mattt Konture et Jacques Velay.

À la suite d’un abominable bad trip qui lui fera trouver refuge six pieds sous terre, Jean de l’Ours erre à la recherche de sa mère dont il a été séparé dans le tome précédent. En cours de route, il fera la connaissance d’une bande de nains mineurs, d’une belle bergère et de son bouc ombrageux, d’une tripotée de punks ou encore d’un castor glouton veillant jalousement sur son garde-manger…

Ô joie ! Jeudi dernier, Julie Doucet a remporté le Grand Prix du festival de la bande dessinée d’Angoulême !

Tous les livres de Julie Doucet publiés à L’Association sont à retrouver ici.

Angoulême, c’est la semaine prochaine ! Après deux ans d’absence, L’Association est très heureuse de retrouver le festival du 17 au 20 mars. D’autant que cette année Les fleurs de cimetière de Baudoin et Maxiplotte de Julie Doucet sont respectivement nommés en Sélection Officielle et en Sélection Patrimoine. Et, grosse cerise sur le gâteau, Julie Doucet est finaliste pour le Grand Prix !

Si vous passez par là, vous croiserez :

➵ François Ayroles, vendredi de 13h à 15h et dimanche de 15h à 17h

➵ David B., vendredi et dimanche de 13h à 15h

➵ Edmond Baudoin, jeudi de 15h à 17h, vendredi de 17h à 19h et dimanche de 10h30 à 12h

➵ JM Bertoyas, samedi de 15h à 17h

➵ Étienne Lécroart, samedi de 17h à 19h

➵ Joe Kessler, jeudi, samedi et dimanche de 17h à 19h

➵ Sébastien Lumineau, vendredi de 15h à 17h

➵ Jérôme Mulot, samedi de 10h30 à 12h

➵ Léopold Prudon, jeudi et dimanche de 17h à 19h et samedi de 15h à 17h

➵ José Parrondo, vendredi et samedi de 17h à 19h

➵ Tofépi, vendredi et samedi de 15h à 17h

À très vite !

Peu convaincu par les propositions électorales ? Lassé des sempiternels laïus, rompu par les boniments de tous bords ? Laissez-vous séduire par Le Grand Soulagement, un vaste programme tendrement insurrectionnel co-instigué par Quentin Faucompré et Cyril Pedrosa.

L’enveloppe du Grand Soulagement contient 8 doubles affichettes (30 x 42 cm chaque), une affichette mono et un bulletin de vote. Elle est disponible dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies et sur notre site !

➤ lancement de la campagne samedi 12 mars à partir de 16h à la fantastique librairie sans titre !

Le Grand Soulagement est une co-édition des Éditions du sous-sol et de L’Association.

La Patte de mouche du jour est signée Baladi et Carola Caggiano !

Dans « Pointillés dans la nuit », Baladi et Carola Caggiano se remémorent une nuit particulièrement arrosée sous un ciel parsemé d’étoiles mais aussi de satellites bien ordonnés d’un certain Elon Musk…

Un mini récit à retrouver dès aujourd’hui en librairie !

C’est avec une grande joie que nous avons appris que Julie Doucet fait partie des trois autrices en lice pour le Grand Prix 2022 du festival international de la bande dessinée d’Angoulême !

Extrait de Maxiplotte, l’anthologie de Julie Doucet, également nominée dans la catégorie Patrimoine.

En ce mois de février, une nouvelle couvée concoctée par Marc-Antoine Mathieu, Léopold Prudon et Vanoli. 1,2,3 livres à la tranche violette placés sous le signe de l’étrange et du temps qui passe. À retrouver à partir d’aujourd’hui en librairie !

Malgré son insuccès, un écrivain s’acharne et se met en tête d’écrire un unique ouvrage, un chef-d’œuvre puissant et magistral… Récit hypnotique et hors du temps, L’œuvre-piège est le cinquième ouvrage de Marc-Antoine Mathieu dans la collection Patte de mouche.

La vision d’une grande roue transporte une vieille femme dans ses souvenirs de jeunesse. Après Shanghai Chagrin (L’Association, 2021), Léopold Prudon signe avec La roue sans merci un court récit virtuose sur le temps qui passe et le fonctionnement singulier de la mémoire.

Une clef, une poule géante, un inventeur solitaire… Vanoli nous livre avec Tartlepy un savoureux récit aussi absurde qu’inquiétant. Un clin d’œil à Bartleby d’Herman Melville.

Le vingtième numéro de Mon Lapin Quotidien répand un doux parfum de désobéissance et d’école buissonnière avec sa couverture et sa dernière page marbrées de rose bonbon.

À retrouver dès demain en librairie ou directement dans votre boîte aux lettres en vous abonnant ! N’oubliez pas de spécifier que vous souhaitez que l’abonnement commence avec ce numéro.


Aujourd’hui paraît Otoshiyori, trésors japonais, le premier livre d’Isabelle Boinot à L’Association !

Au cours de ses nombreux séjours au Japon, l’intérêt d’Isabelle Boinot pour les personnes âgées, les otoshiyori ne cesse de grandir. Elle les côtoie, les observe, les dessine. Dans Otoshiyori, trésors japonais, c’est un univers fragile et délicat que l’autrice s’est employée à dépeindre, élaborant un vaste répertoire de pâtisseries, de lieux, d’emballages colorés, d’animaux de compagnie indispensables à la vie quotidienne.


Elle nous fait entrer dans les kissaten, ces cafés de quartier traditionnels qu’elle affectionne et rend avec délicatesse la séduisante désuétude de ces lieux, bien souvent aussi anciens que leur propriétaire.


Sous les couleurs douces et pastel, la vie n’est pourtant pas toujours facile. Nombreux sont les otoshiyori à devoir, par nécessité financière, rester en activité à 70 ans passés et leur précarité se fait d’autant plus discrète que la pression à ne pas peser sur le reste de la société est forte.

Après LUCARNE (Prix Révélation, FIBD 2020), Joe Kessler revient avec LE GULL YETTIN, un récit entièrement muet aux couleurs flamboyantes et à la narration aussi effrénée qu’énigmatique.

LE GULL YETTIN met en scène un être cryptide – tout à la fois goéland, arbre et humain – un petit enfant et une femme. On y trouve une explosion, un fleuve de lave, un grand oiseau dégingandé et inquiétant, au pelage moucheté et au chapeau de paille, du pipi sur une cuvette, un voyage en train, de la vengeance, une bande de gamins, une nature enchanteresse, des vagues, de la cruauté et de la tendresse.

Utilisant tantôt le feutre, le crayon, l’ordinateur ou l’aquarelle, Joe Kessler mêle les techniques, dans un style expressionniste et débridé, pour évoquer ici la course d’un enfant, là le reflet d’un train dans les méandres d’une rivière, les étincelles d’une explosion ou l’éclat rassurant d’une fenêtre dans la nuit. Il signe avec LE GULL YETTIN une balade sensorielle et envoûtante au rythme enlevé.

 

LE GULL YETTIN, en librairie dès aujourd’hui !


Prenez Les nouvelles aventures de Lapinot de Lewis Trondheim, associez-les avec la plus petite et la plus volatile des collections de L’Association et vous obtiendrez Sous le trottoir et Ultra Secret, les deux premières Patte de mouche de l’année !

Ces titres sont le fruit d’un jeu créé par Lewis Trondheim pendant le premier confinement : chaque jour, l’auteur postait sur son fil Twitter les trois premières cases d’un strip et laissait le soin à ses abonné.e.s d’en dessiner la dernière case. Celui ou celle qui se rapprochait le plus de la fin imaginée par l’auteur recevait une carte postale !

Sous le trottoir et Ultra Secret, aujourd’hui en librairie !

Bzzz !

Les cadeaux adhérents seront envoyés à partir de février.
Merci de votre patience.


Adhérez oui, mais à L’Association !

Qu’est-ce que l’adhésion à L’Association ? C’est une cotisation annuelle permettant à nos lecteurs et lectrices de devenir membres privilégiés de la maison. Ils et elles reçoivent :

• Le carton-adhérent sérigraphié et personnalisé
• Un petit présent pour la nouvelle année confectionné par nos soins
• Les dernières familles Éprouvette et Oubapo (et le jeu de cartes sera complet !)
• Les Nouvelles de l’Hydre (notre feuille d’actualité semestrielle)
• Une remise de 5 % sur tout le catalogue
• L’accès à l’Arrière-Boutique, c’est-à-dire aux ouvrages et aux jeux spécialement édités (en tirages limités) pour les adhérent.e.s.

Pour souscrire à l’adhésion, rendez-vous sur notre page dédiée.

L’Association vous souhaite de belles fêtes de fin d’année et vous donne rendez‑vous en 2022 !

ELLE EST LÀ !

Maxiplotte, la grande anthologie de Julie Doucet est en librairie.
Ce foisonnant recueil de 400 pages, dont 40 en couleurs, rassemble plus de 12 années de création de l’une des autrices les plus inspirantes de l’histoire de la bande dessinée.

Dirigé et préfacé par Jean-Christophe Menu, Maxiplotte contient la quasi totalité de Dirty Plotte, le mythique fanzine puis comix de Julie Doucet, des reproductions de ses journaux intimes ainsi que des récits provenant de divers fanzines.

►► Rapide retour sur le parcours de Julie Doucet ◄◄

Après avoir étudié les arts à Montréal, Julie Doucet commence à dessiner ses premières bandes dessinées à la fin années 1980. Très vite, elle lance son propre fanzine, Dirty Plotte, dans lequel elle publie des fictions fantaisistes et trash où elle évoque également ses rêves et sa vie de jeune autrice. Éditée par Drawn & Quarterly au Canada puis à L’Association en France, Julie Doucet devient en une dizaine d’années une figure incontournable de la bande dessinée. Ses récits, aussi inventifs que drôles, ont participé à redéfinir les codes de l’autobiographie en bande dessinée.

Au PMU, dans le RER ou à l’EHPAD, on lit le dernier MLQ, un numéro spécial acronymes (vous l’aurez deviné).

À venir chercher dès demain chez votre libraire !

De Fort-Mahon-Plage au Grand Canyon dans l’Arizona en passant par Belgrade, les six nouveaux titres de la collection Patte de mouche vous font voir du pays. Aujourd’hui en librairie !

La Bouteille d’Alfred et Lewis Trondheim
 
Cockey, ou la fuite de JM Bertoyas
 
Grand Canyon d’Anders Nilsen
 
Richard et dieu de Lewis Trondheim (30 pages au lieu de 24 !)
 
La boucherie parisienne de Gala Vanson
 
Lettres d’Hilda Dajč d’Aleksandar Zograf

 

Ce vendredi 10 septembre, paraît Le sel et le ciel de Marc-Antoine Mathieu, un livre aussi épuré qu’intriguant. À peine l’ouvrage ouvert, nous voilà plongés dans un désert. Un petit groupe de personnages à l’identité incertaine découvre un vestige à demi enfoui dans le sable. Ils entreprennent alors de le dégager. Au fur et à mesure de son exhumation, d’étranges sculptures apparaissent : des figures d’hommes et de femmes pétrifiés, leurs bagages à leur côté, dans ce qui se révèle être l’épave d’un gigantesque navire…

Les pages de Marc-Antoine Mathieu semblent d’autant plus saturées de bruits, de mélodies et de sensations qu’elles sont muettes : le sable qui s’immisce de partout, le bois séché par le sel et les minuscules grains de roche, la consistance étrange de ses personnages, voilà ce que le trait précis de Marc-Antoine Mathieu révèle et offre à la contemplation. La finesse et l’épure du tracé sont magnifiées par une impression en deux tons — noir et Pantone gris — tandis que la couverture cartonnée est recouverte de toile, avec une sérigraphie en blanc.

Midi à quatorze heures, le tome 7 des Nouvelles aventures de Lapinot, est désormais disponible en librairie. Le sixième tome est bel et bien dans nos tuyaux mais cet opus surprise paraîtra d’ici quelques mois. Patience !

Parallèlement, Mon Lapin Quotidien proclame l’état de saturation générale avec son dix-huitième numéro. Mais que l’on se rassure, si la titraille en Une du journal nous promet des pages sous tension, nos nerfs se détendront au contact des affiches tendrement insurrectionnelles du Grand Soulagement, un programme de relaxation politique co-instigué par Quentin Faucompré et Cyril Pedrosa et dont les sept premiers objectifs sont à retrouver reproduits au centre du journal.

Parmi les nouvelles têtes de ce numéro figurent Stéphane Blanquet, Anne Van der Linden, Olivier Texier, ainsi que Fred Fivaz qui signe avec Julien Favre un court récit dystopique. À retrouver également : les contes liquides d’Hervé Le Tellier, les anagrammes de Raphaëlle Muller, une fable express de Pierre Jourde et des dessins signés Jochen Gerner, Charles Berberian, Christelle Enault, Valfret Aspératus et moult autres merveilles.